Peggy Gordon

J’ai cru que cette chanson était une chanson irlandaise, mais je viens de lire, sur Mudcat (site en anglais traitant musique folklorique) que c’est probablement canadienne et peut-être de la Nouvelle-Écosse. Difficile à dire avec des chansons traditionelles, parce que chaque chanteur et chaque musicien  apportent des modifications, même sans le vouloir.

Voici Malachi Cush et Deirdre Bonner, qui la chantent à Moy, en comté Tyrone, Irlande du Nord.

 

PEGGY GORDON

Oh, Peggy Gordon
You are my darling
Come sit you down upon my knee
And tell to me the very reason
Why I am slighted so by thee.

O, Peggy Gordon
Tu es ma chérie
Viens, assieds-toi sur mes genoux
Et dites-moi la vraie raison
Pourquoi tu me dédaignes tellement.

I’m so deep in love
Sure I can’t deny it
My heart lies smothered in my breast
But it’s not for you to let the whole world know it
For a troubled mind can’t find no rest.

Je suis si profondement en amour
Bien sûr, je ne peux pas le nier
Mon cœur se trouve étouffé dans ma poitrine
Mais ce n’est pas à toi de laisser savoir tout le monde entier
Pour un esprit troublé ne peut trouver aucun repos.

I put my head to a cask of brandy
It was my fancy, I do declare
For when I’m drinking
I’m always thinking
And wishing Peggy Gordon was there.

Je mets ma tête dans un tonneau de brandy
En imagination, je peux déclarer
Que quand je bois
Je suis toujours à penser
Et à rêver que Peggy Gordon est là.

Oh, Peggy Gordon
You are my darling
Come sit you down upon my knee
And tell to me the very reason
Why I am slighted so by thee.

O, Peggy Gordon
Tu es ma chérie
Viens, assieds-toi sur mes genoux
Et dites-moi la vraie raison
Pourquoi je suis si dédaigné par toi.

I wish I was in a lonesome valley
Where womankind cannot be found
And where the birds they change their voices
And every moment, a different sound.

Je rêve que je suis dans une vallée déserte
Où aucune femme ne pourrait s’y trouver
Et où les oiseaux, ils changent leur voix
Et à chacun des moments, un son différent.

And I wish I was far away in Ingol *
Or out across the briny sea
Or sailing over the deepest ocean
There Peggy Gordon never troubles me.

Et je souhaite que j’étais loin à Ingol *
Ou à travers la mer saumâtre
Ou de la voile, sur le plus profond des océans
Là, Peggy Gordon ne me trouble jamais.

* Ingol: peut-être  England (Angleterre)

Oh, Peggy Gordon
You are my darling
Come sit you down upon my knee
And tell to me the very reason
Why I am slighted so by thee.

O, Peggy Gordon
Tu es ma chérie
Viens, assieds-toi sur mes genoux
Et dites-moi la vraie raison
Pourquoi tu me dédaignes tellement.

Johnny Danser

J’avais l’habitude de dire que je n’étais pas danseur. Je suis souvent gêné; je ne crois pas que je suis gracieux ou même que je sache ce que je fais.

Mais, il y a quelques années, ma femme et moi avons pris des leçons de danse ceili irlandaise. Un ceili (mot de gaélique irlandais qui se prononce comme quai-lit) est un parti avec de la musique et de la danse. Les danses ceili sont des danses de groupe, comme celle-ci.

La vidéo vous mont des gens qui apprennent le Haymaker’s Jig (La gigue des faiseurs du foin).

Même si je n’étais pas très bon à la dance ceili, j’y trouvé beaucoup de plaisir. Et récemment, en écoutant cette chanson de Zachary Richard, je souris chaque fois qu’il chante:

Le monde venait d’aussi loin que le Texas…
Les bonhommes pour étudier les nuance des mon style

Alors, qu’est-ce que la danse ceili et une chason de la Louisiane ont en commun? Les deux me donnent l’envie de danser, quel que soit le maladroit que je pourrais être.

JOHNNY DANSER

Je suis né sous la pleine lune au début du printemps,
Et j’ai souvenir de toujours aimer danser.
Déjà à un tendre âge, faisais des nouveaux pas
Que personne ne connaissait.

I was born under the full moon at the beginning of spring.
And I remember always loving to dance.
At a tender age, I was already creating new steps
That no one knew.

Et tout d’un coup je suis devenu le meilleur danseur du pays,
Le monde venait d’aussi loin que le Texas.
Les bonhommes pour étudier les nuance des mon style,
Les jeunes filles pour tenter leur chance.

All of a sudden, I was the best dancer in the country,
People came from as far away as Texas,
The men to study the nuances of my style,
And the women to try their luck.

Chœur / Chorus:

Danse, danse, danse
Danse, ma chère jolie.
Si toi tu me donnes la chance
Je vais te montrer comment ce qu’on fait la gigue.
Danse, danse, danse.
C’est moi Johnny Danser.
Danse, danse, danse.
C’est la danse qui va sauver ta vie.

Dance, dance, dance,
Dance my pretty one,
If you give me the chance
I’ll show you how to dance the jig.
Dance, dance, dance,
I am Johnny Danser.
Dance, dance, dance,
Dancing can save your life.

Tout les jours dans les honky-tonks
Ca fait beaucoup de dégats.
Fumer des cigarettes et boire trop de whiskey.
Un beau jour à l’hôpital, la mort tout près de mon lit.
Je me rappelle encore ce que le médecin m’avait dit:

Every night in the honk-tonks
Causes a lot of damage.
Smoking cigarettes and drinking too much whiskey.
One fine day in the hospital, death hovering over my bed.
I’ll never forget what the doctor said to me :

Chœur / Chorus:

Danse, danse, danse
Danse, ma chère jolie.
Si toi tu me donnes la chance
Je vais te montrer comment ce qu’on fait la gigue.
Danse, danse, danse.
C’est moi Johnny Danser.
Danse, danse, danse.
C’est la danse qui va sauver ta vie.

Dance, dance, dance,
Dance my pretty one,
If you give me the chance
I’ll show you how to dance the jig.
Dance, dance, dance,
I am Johnny Danser.
Dance, dance, dance,
Dancing can save your life.

Et aujourd’hui je suis connu dans tout le monde entier,
Je me promène en limousine et en jet privé.
Des beux habits, des bagues en or et toutes les femmes que je désire.
Et tout est dû au bonheur de mes pieds.

Today I am known around the world,
I travel in limousines and private jets.
Fine clothes, rings of gold and all of the women I desire,
And it’s all on account of the happiness of my feet.

Chœur / Chorus:

Danse, danse, danse
Danse, ma chère jolie.
Si toi tu me donnes la chance
Je vais te montrer comment ce qu’on fait la gigue.
Danse, danse, danse.
C’est moi Johnny Danser.
Danse, danse, danse.
C’est la danse qui va sauver ta vie.

Dance, dance, dance,
Dance my pretty one,
If you give me the chance
I’ll show you how to dance the jig.
Dance, dance, dance,
I am Johnny Danser.
Dance, dance, dance,
Dancing can save your life.

 

 

Au Canada

Récemment ma femme a décidé de quitter son emploi. Ils ont eu beaucoup de changements pendants ces dernières deux années, et elle ne veut pas y rester.

De temps en temps, nous avons parlé de nous déménager au Canada. Nous ne savions pas le processus pour qu’elle puisse immigrer. Donc, la semaine dernière, nous avons consulté une avocate à Halifax.

Parce que je suis citoyen canadien, si j’avais un emploi, je pourrais commencer demain. Et une fois que j’ai été mis en place au Canada, elle pourrait me rejoindre.

Puis, je pourrais la sponsoriser pour devenir résidente permanente.

Tout ceci explique pourquoi je cherche maintenant pour un emploi au Canada. Mon français est trop faible; je ne pourrais pas occuper un emploi bilingue. Mais j’espère que, après avoir trouvé un emploi, j’aurai plus de possibilités de l’étudier, écouter, parler… et améliorer.

J’ai besoin aussi d’apprendre la terminologie française pour le domaine où je travaille — la formation et l’apprentissage en milieu de travail (et pas, pas exemple, à l’école ou à l’université). Je parle souvent de « job aids, » et une collègue francophone m’a dit que le term français est « aide-tâche ».

Le chemin de Calum

Ce poste-ce n’est pas sur une chanson, mais une histoire et une douce mélodie. Si vous avez l’envie, jouez la vidéo pendant que vous lisez.

Sur l’île de Raasay, dans l’ouest de l’Écosse, il y avait un homme, Malcolm MacLeod. Son nom en gaélique était Calum MacLeòid. Né en 1911 à Glasgow, il a démenagé avec son mère à Raasay environ 1914, et il y a resté toute sa vie.

Les habitants de Raasay ont essayé pendant des années pour avoir une route construite. Enfin, Calum a décidé de le faire lui-même, et il a acheté un manuel (écrit en 1900) sur la thème de–la construction de routes.

Le département d’ingénierie du ministère de l’Agriculture a effectué des travaux de dynamitage. Puis, Pendant dix ans, de 1964 à 1974, Calum a travaillé–la plupart du temps, avec une pelle, une pioche et une brouette.

Il a construit un et trois-quart miles de route, ou 2,8 kilomètres par lui-même. Après il a fini la route, l’administration locale a approuvé son revêtement.

calum road 01 marker

Ce sentier de randonnée ancien à Arnish
– une distance de 1,75 miles (2,8 km) –
a été élargie à une route à voie unique
avec des lieux de passage
et préparé pour le revêtement par
Malcolm MacLeod, B.E.M.
1911 – 1988
d’Arnish de Sud.
Il a acommpli ce travail seul
sur une période de dix ans.

Le chemin de Calum
Le chemin de Calum

Un panneau fait par un local:

calum road 03 bumps

(Le panneau de signalisation routière officielle n’a pas de porc; c’était ajoutée.)

An Innis Aigh – L’Île heureuse

Sur la côte ouest de l’Île de Cap-Breton se trouve Margaree Island (Île de Margaree), d’environ 8,1 kilomètres carrés. Vous pouvez la voir sur la plage dans ma ville natale, et peut-être de celle ce Chéticamp, ville acadien plus nord.

Quelques cartes pour vous aider:

Quand j’étais jeune, je pensais que l’île ressemblait à une baleine nageant dans l’océan.

Île de Margaree - Margaree Island /  image de Susan Cameron
Margaree Island  / image de Susan Cameron

Je parle de cette île à cause d’une chanson gaélique, An Innis Aigh (L’île heureuse). Elle était écrit, en gaélique, par Angus MacLellan dit Angus Y, qui pendant 34 années (1912-1946) était le gardien du phare sur Margaree Island. Angus Y était aussi un bard (poète gaélique) et a écrit des nombreux poèmes en cette langue.

Il était aussi un ami de mes grand-pères; les trois ont souvent assis sur le porche de la maison de Jack D, le père de ma mère, bavarder en gaélique.

Angus Y écrivait des poèmes de la vie quotidienne — sur la boutique que le père de mon père était propriétaire, ou sur la fois que quelqu’un lui a donné un tour dans un camion afin qu’il n’ait pas à marcher.

Cette chanson parle de la beauté de Margaree Island, où pendant l’été Angus Y et sa famille restaient.

Pour écouter la chanson, chanté par Raylene Rankin en 1975, cliquez ici, et puis cliquez sur le joueur dans la nouvelle fenêtre. (Cette fenêtre restera sorte que vous pouvez lire les paroles.)

An Innis Àigh / L’Île heureuse / The Happy Island

Seinn an duan seo dhan Innis Àigh,
An innis uaine as gile tràigh;
Bidh sian air uairean a’ bagairt cruaidh ris
Ach ‘s e mo luaidh-sa bhith ann a’ tàmh.

Chantez cette chanson à l’Île Heureuse
L’île verte avec la plage la plus blanche
Les tempêtes parfois y attaquent sévèrement
Mais j’aime y vivre.

Sing this song to the Happy Island,
The green isle with the whitest beach;
Storms sometimes attack it severely,
But I love to live there.

Càit’ as tràith’ an tig samhradh caomh
Càit’ as tràith’ an tig blàth air craoibh
Càit’ as bòidhche an seinn an smeòrach
Air bhàrr nan ògan? ‘S an Innis Àigh!

C’est où que l’été doux arrive plus tôt?
Les fleurs apparaissent plus tôt sur les arbres?
La grive chante plus belle
Sur les jeunes branches? Sur l’Île Heureuse.

Where does gentle summer arrive earlier
Where does blossom appear on trees earlier
Where does the thrush sing more beautifully
On the young branches? In the Happy Island.

An t-iasg as fiachaile dlùth don tràigh
Is ann m’a chrìochan is miann leis tàmh;
Bidh gillean èasgaidh le dorgh is lìontan
Moch, moch ga iarraidh mun Innis Àigh.

Le poisson le plus cher près de la côte
Préfère vivre près de vos frontières
Des gars actifs, avec lignes à main de des filets
Pêchent très tôt autour de l’Île Heureuse.

The most valuable fish close to shore
Prefers to live near your boundaries;
Active lads with handlines and nets
Fish very early around the Happy Island.

Tiugainn leam-sa chun na tràigh
‘S an fheasgar chìuin-ghil aig àm an làin,
‘S chì thu ‘m bòidhchead ‘s an liuthad seòrsa
De dh’eòin tha còmhnaidh ‘s an Innis Àigh.

Venez avec moi à la plage
Lors d’une soirée calm à marée haute
Et vous verrez la beauté, et de nombreux espèces
D’oiseaux qui vivent sur l’Île Heureuse.

Come with me to the beach
On a calm evening at high tide,
And you will see the beauty and many species
Of birds that live in the Happy Island.

‘S ged thèid mi cuairt chun an taoibh ud thall,
‘S mi ‘n dùil air uairibh gu fan mi ann,
Tha tàladh uaigneach le teas nach fuaraich
Gam tharraing buan don Innis Àigh.

Et même si je vais là-bas pour visiter la campagne,
Parfois, pensent que je pourrais y rester,
Une attraction mystérieuse, avec un chalear qui ne se refroidira
M’attire sans relâche à l’Île Heureuse.

And although I go to visit yonder country-side,
Sometimes thinking that I may stay there,
A mysterious attraction with heat that will not cool
Draws me relentlessly to the Happy Island.

O ‘s geàrr an ùine gu ‘n teirig là;
Thig an oidhche ‘s gun iarr mi tàmh.
Mo chadal buan-sa bidh e cho suaimhneach
Ma bhios mo chluasag ‘s an Innis Àigh.

O, le temps est court jusqu’à la fin de la journée
La nuit va venir, et je chercherai le repos;
Mon sommeil éternel sera si tranquil
Si mon oreiller est sur l’Île Heureuse.

Oh, the time is short till the day ends;
Night will come and I will seek rest;
My eternal slumber will be so tranquil
If my pillow is in the Happy Island.

MacCrimmon’s Lament – Lament de MacCrimmon

Il y a beaucoup des histoires tristes au sujet de « Le ’45 » — c’est-à-dire, la luttle contre George II de la Grande-Bretagne. Le nom 45 vient de l’année 1745, quand Charles Edward Stuart, dit Bonnie [ «beau» ] Prince Charlie, est arrivé en Écosse de la France de lever une armée et « restaurer » son père, James Francis Stuart, « le vieux prétendant » , au trône qu’il n’avait jamais siégé. (Les troupes de Bonnie Prince Charlie sont appellés Jacobites après Jacobusle nom latin pour James [Jacques].)

À la bataille de Culloden, le 16 avril 1746, l’armée de Bonnie Prince Charlie a été défait par l’armée anglaise (ou hanovrienne). C’était la dernière bataille sur le sol de la Grande-Bretagne, et la fin des espoirs des Jacobites.

Cette chanson est de cette époch. Donald Ban (Dòmnhull Bàn, Donald blond) MacCrimmon était piper (jouer de cornemuse) au chef du Clan MacLeod, un clan qui qui se sont battus pour les Hanovriens. MacCrimmon a été fait prisonnier par des Jacobites — Mais en raison de sa renommée en tant que joueur de cornemuse, les pipers jacobites ont refusé de jouer jusqu’à ce qu’il soit remis en liberté.

Donald Ban est considéré comme ayant composé un air de cornemuse, la mélodie pour cette chanson. Il y a aussi beaucoup des histoires qui prétendent qu’il a aussi écrit un poème en gaélique pour la mélodie. Souvent, ces histoires disent que Donald Ban croyait qu’il serait tué.

Des autres histoires prétendent que le poème a été écrit par l’amant de Donald Ban après elle a appris qu’il était mort.

Doun Coullin’s peaks the night is sailin’
The banshee crouns her note o’ wailin’
Bit my blue een wi’ sorrow are streamin’
For him that will never return – MacCrimmon

Down the peaks of the Cuillin hills, the night is sailing
The banshee croons a note of wailing
But my blue eyes with sorrow are streaming
for him who will never return — MacCrimmon

Bas les sommets des collines de Cuillin, la nuit navigue
La banshee chantonne une note des lamentations
Mais mes yeux bleus avec tristesse ruissellent
pour celui qui ne reviendra jamais – MacCrimmon

(Chorus / Chœur)
No more, no more, no more forever
In war nor in peace shall return MacCrimmon
Till daws the great day o doul an burnin’
MacCrimmon is home no more returnin’

No more, no more, no more forever
In war or in peace shall return MacCrimmon
Until the dawn of the great day of sorrow and burning
MacCrimmon to home no more returning

Ne plus, ne plus, ne jamais plus
Ni en guerre ni en paix reviendra MacCrimmon
Jusqu’à l’aube du grand jour de la douleur et de brûlure
Pas plus de retour chez lui, MacCrimmon

The breeze on the braes is mournfully moanin’
The brook in the hallow is plaintively mournin’
Bit my blue een wi’ sorrow are streamin’
For him that will never return — MacCrimmon

The breeze on the hillside is mournfully moaning
The brook in the hollow is plaintively mourning
But my blue eyes with sorrow are streaming
for him who will never return — MacCrimmon

La brise sur les coteaux gémit tristement
Le ruisseau dans le creux pleure plaintivement
Mais mes yeux bleus avec tristesse ruissellent
pour celui qui ne reviendra jamais – MacCrimmon

(Chorus / Chœur)

Its dirges of woe the sea is sighing,
The boat under sail unmov’d is lying;
The voice of waves in sadness dying
Say, thou art away and ne’er returnest.

Its dirges of woe the sea is sighing,
The boat under sail unmoved is lying,
The voices of waves in sadness dying
Say: you are away and will never return.

Ses chants funèbres de malheur la mer soupire,
Le bateau sous voiles immobile est couché,
Les voix des ondes, mourant dans la tristesse,
Disent: vous êtes absent et ne reviendra jamais.

(Chorus / Chœur)

We’ll see no more MacCrimmon’s returning
In peace nor in war is he returning
Till dawns the great day of woe and burning,
For him, there’s no more returning.

We will never again see MacCrimmon’s returning
Not in peace nor is war is he returning
Until the dawn of the great day of woe and burning
For him, there is no more returning

Nous ne reverra jamais le retour de MacCrimmon
Ni en temps de la paix ni  de la guerre reviendra-t-il
Jusqu’à l’aube du grand jour du malheur et de brûlure
Pour lui, il n’y a plus de retour

(Chorus / Chœur)

Zachary m’enseigne le français « Au bord du Lac Bijou »

Voici la troisième chanson de Zachary Richard que j’ai mis dans la charrette. C’est parce que j’ai écoute son album Cap Enragé dans ma voiture. Mon français n’est pas assez fort pour comprendre toutes les paroles des chansons. Donc, il me semble que, parce que j’ai l’envie de mieux comprendre l’histoire de chaque chanson, Richard est comme un professeur.

Par exemple, dans la chanson Au bord du Lac Bijou:

    • La rivière rejoint la levée: je n’ai pas su « rejoindre. »
    • Dedans: même si je reconnais ce mot, il ne fait pas parti de mon vocabulaire actif
    • Serré: un verbe que je ne savais pas

Évidemment, il y a de grandes lacunes dans mon français. Mais pendant toute ma vie, j’ai toujours voulu entendre l’histoire — c’est-à-dire, comprendre plus pas seulement l’histoire racontée, mais l’histoire derrière l’histoire.

Avec les chansons que j’ai partagé ici dans ma charrette, qu’ils soient en français ou dans une autre langue, je veux les saisir — comme Richard chante, les tiens serré.

Au bord du Lac Bijou

Dans le Sud de la Louisianne, dans le bois d’Attakapas,
Où la rivière rejoint la levée.
Planté dans l’anse est un vieux chêne vert,
Au bord du Lac Bijou.

In South Louisiana, In the Attakapas wood
Where the river meets the levee
Planted in the cove is an old live oak
On the shore of Lake Bijou

Dans son feuillage, où les branches font leur crochet,
Les hirondelles reviennent chaque printemps.
Ils se réfugient dedans ce chêne vert,
Au bord du Lac Bijou.

Amongst its leaves, in the tangle of the branches
The swallows return every spring
They find refuge in that old oak
On the shore of Lake Bijou

Chœur / Chorus:

Tourne, tourne dans mes bras.
Tien moi serré encore.
Reste avec moi en bas ce chêne vert
Au bord du Lac Bijou.

Turn, turn in my arms
Hold me tight once again
Stay with me underneath the live oak tree
On the shore of Lake Bijou

C’était l’année de cinquante et sept,
La première fois je les ai vu.
Les deux ensemble, se bâtir un nid
Au bord du Lac Bijou.

It was in 1957
The first time that I saw them.
The two together, building their nest
On the shore of Lake Bijou

Ils revenaient quand l’hiver était fini,
Je les appelais Pierre et Marie.
Un grand monsieur, noir comme la nuit,
Sa demoiselle avec lui.

They would return when the winter was done
I called them Pierre and Marie
A big «Monsieur » black as the night.
His lady by his side

Chœur / Chorus

Pendant le carême ce dernier mois d’avril,
Je lui ai vu une dernière fois,
Un oiseau seul, posé sur sa branche
Au bord du Lac Bijou.

During Lent this last April
I saw him one last time
A lone bird, waiting on his branch
On the shore of Lake Bijou

Il restait tranquille, son coeur après se casser,
Guettant du matin au soir,
Jusqu’au dimanche qu’il est parti aussi
Du bord du Lac Bijou

He was still, his heart breaking
Watching from morning until night
Until that Sunday when he was gone
From the shore of Lake Bijou

Tourne, tourne dans mes bras.
Tien moi serré encore.
Reste avec moi en bas ce chêne vert
Au bord du Lac Bijou.

Turn, turn in my arms
Hold me tight once again
Stay with me underneath the live oak tree
On the shore of Lake Bijou

Une autre version, avec Richard et Isabelle Boulay (même si elle n’est pas habillée pour le bayou):

Travailler, c’est trop dur

Aujourd’hui j’ai dû à conduire une longue distance, et je viens de retourner chez moi très tard. Mais je ne suis pas trop fatigué, parce que j’ai voyagé avec les chansons de Zachary Richard, comme celle-ci (il chante à la fête nationale du Québec en 2008.

Travailler c’est trop dur

Chœur / Chorus

Travailler c’est trop dur,
Et voler c’est pas beau.
Demander la charité
C’est quelque chose
Que j’peux pas faire.
Chaque jour que moi je vis,
On me demande de quoi moi je vis,
Je dis que je vis sur l’amour
Et j’espère de vivre vieux.

Working is too hard,
And stealing is not pretty,
Asking for charity
Is something that I cannot do.
Each day that I live,
They ask me, on what do you survive,
I say I live on love,
And I hope to live old.

Moi je prends mon violon
Et j’attrape mon archet,
Et je joue ma veille valse
Pour faire mes amis danser.
Vous connaissez mes chers amis
La vie est bien bien trop courte
Pour se faire des misères,
Allons danser ce soir.

I take my fiddle,
And I grab my bow,
I play my old waltz
To make my friends dance.
You know, dear friends,
That life is too short
To live in sorrow,
Tonight, let’s dance.

Chœur / Chorus

Moi je fais la musique
C’est presque tous les soirs,
Après trainer tout par tout
Et puis chanter dans les whiskie bars,
Et des fois, tu connais,
J’aimerais lacher, puis m’en aller,
Mais je suis venu ce soir
Pour le plaisir de chanter.

I play music
Just about every night.
Going all around
Singing in bars.
Sometime, you know,
I could give up and just go home,
But I have come tonight
For the pleasure of singing.

Chœur / Chorus

Comment les écossais jouent des jeux

Il y a quelques années, je suis allé à un festival écossais avec une de mes filles et ses trois petite filles, qui avaient en ce temps-là, disons, 3, 5, et 7 ans.

Ces festivals sont très faciles à trouver aux États-Unis et au Canada: le 19 janvier en Floride, un autre là le 23 fevrier, un troisième le 3 mars (très écossais, ces floridiens); et puis 11 en plus avant le fin de mai.

Chacun des ces festivals a son propre caractère, mais il est très probable qu’ils auront tous des spectacles musicaux, des événements sportifs, alimentaires écossais, des costumes, la danse, et beaucoup de gens à la peau claire, taches de rousseur et les cheveux roux.

Vous écouterez sans doute des bandes de cornemuse–en fait, vous ne serez pas capable d’y échapper. Moi, j’aime beaucoup la cornemuse, surtout à l’extérieur. Les Virginia Scottish Games (Jeux écossais de Virginie) se déroulent à Great Meadow (Grand Pré), près des montagnes Blue Ridge, qui me souvient de l’Écosse. Fermez vos yeux et imaginez la musique des cornemuse comme elle vole sur le vent sur les collines.

Pourquoi « jeux? » Parce que ces festivals ont souvent de la concurrence dans sept différentes épreuves d’athlétisme. Parce exemple, putting the stone (lancer la pierre). Cet événement est comme lancer du poids, aux jeux olympique, mais avec une pierre tirée d’une rivière, une pierre de 5,9 à 12,7 kilogrammes.

Ici, un homme la lance 16,75 mètres.

L’événement le plus célèbre est le caber toss (le lancer de tronc d’arbre). Le caber (un mot qui vient de gaélique) est un poteau de bois souvent plus de 5 mètres de long; il pèse entre 35 et 60 kilogrammes.

Le but du lancer est de lui faire faire un demi-tour complet, et de le faire tomber en ligne droite, loin du lanceur. Voici Sebastian Wenta ayx jeux écossais à Callander, en Écosse, en 2007:

 

 

Fhir a bhàta – Batelier

La première fois que j’ai entendu cette chanson, c’était il y a vingt ans, sur l’album de Capercaillie, Breisleach (« Le délire »). Quelques années après, je parlais de la chanson avec ma mère, qui m’a dit qu’elle la connait bien et qu’elle l’a chanté souvent quand elle était à l’école.

Personne ne sait vraiment comment cette chanson est vieille; elle vient peut-être de la fin du 18e siècle.

Voici Margaret Bennett. Au début de la vidéo, elle parle de l’histoire de la chanson. Il existe des nombreuses versions; celle-ci, elle a appris de sa mère. (La chanson elle-même commence environ 1 minute dans la vidéo.)

Fhir a bhàta na ho ro èile
Fhir a bhàta na ho ro èile
Fhir a bhàta na ho ro èile
Mo shoraidh slàn leat ‘s gach àit’ an tèid thu

Batelier, na ho ro èile
Batelier, na ho ro èile
Batelier, na ho ro èile
Mes meilleurs vœux où que vous alliez

O, boatman, na ho ro èile
O, boatman, na ho ro èile
O, boatman, na ho ro èile
My best wishes wherever you go

‘S tric mi ‘sealltainn o’n chnoc as àirde
Dh’fheuch am faic mi fear a’bhàta
An tig thu’n diugh no’n tig thu màireach
‘S mur tig thu idir gur truagh a tà mi

Je cherche souvent de la plus haute colline
Pour essayer de voir le batelier
Venez-vous aujourd’hui? Demain?
Si vous ne venez pas du tout, je serai découragé.

I often look from the highest hill
To try and see the boatman
Will you come today or tomorrow?
If you don’t come at all I will be down-hearted.

Tha mo chridhe-sa briste brùite
‘S tric na deòir a’ruith o m’shùilean
An tig thu’n nochd no ‘m bi mo dhùil riut
No ‘n dùin mi ‘n dorus le osna thùrsaich?

Mon cœur est brisé et meurtri
Avec des larmes qui coulent souvent de mes yeux
Venez-vous ce soir? Ou je vais vous attendre?
Ou est-ce que je fermerai la porte avec un soupir de tristesse?

My heart is broken and bruised
With tears often flowing from my eyes
Will you come tonight or will I expect you?
Or will I close the door with a sad sigh?

‘S tric mi foighneachd de luchd nam bàta
Am fac’ iad thu no am bheil thu sàbhailt’
‘S ann a tha gach fear dhiùbh ‘g raitinn
Gur gorach mise nuair thug mi gràdh dhuit

Je demande souvent aux gens sur des bateaux
S’ils vous ont vu, si vous êtes sauf
Chacun d’eux dit
Que j’étais bête pour tomber en amour avec vous

I often ask the people on boats
Whether they see you or whether you are safe
Each of them says
That I was foolish to fall in love with you

Une autre version avec Sineag MacIntyre (avec les paroles en gaélique et anglais).